Au coeur de #Clair2015


Un voyage pédagogique à Clair, au Nouveau-Brunswick, ça ne s’explique pas vraiment. Ça se vit. Comme je suis une fille d’émotions, laissez-moi tout de même vous faire part de ma première expérience, parents d’élèves et classes qui nous suivent, pour en apprendre un peu plus sur cette prof pas toujours facile à suivre, mais inconditionnellement passionnée.

La première étape de cette belle aventure, c’est  » l’avant- Clair ». Une étape où l’excitation des participants se fait sentir sur Twitter pendant des semaines. Les jeux de mots avec « Clair » fusent de toutes parts. Des abonnements se créent, des liens se développent. Des promesses, des souvenirs, des anecdotes, des clins d’œil se racontent. Les nouveaux se laissent absorber par cette immense énergie, cette hâte grandissante qui nous habitent. Comment un congrès, à autant de distance de chez nous, dans une si petite place, peut-il unir des gens de partout au Québec, d’Ottawa, du Nouveau-Brunswick, de la France,  de la Belgique et d’ailleurs ? Il fallait que j’aille voir ça de plus près. Depuis le temps que j’en entends parler!

Dès mon arrivée à Clair, j’ai compris. J’ai compris l’engouement que suscite ce congrès. L’accueil des gens de l’endroit est d’une chaleur franchement peu commune. Les accents colorés des Brayons sont de la musique à mes oreilles. Quand je pense qu’on fait tant d’histoires à propos du mien saguenayen là là! J’avance.  Mon fil Twitter est là! En vrai! Toutes ces discussions et cette collaboration vécues au cours des derniers mois, voire des dernières années, peuvent enfin trouver chaleur, poignées de main, embrassades. Tous ces profils stimulants sont devant moi, me reconnaissant sans me connaître véritablement, mais sachant qui je suis, suivant ce que je publie en tant qu’enseignante, ce que je partage avec les élèves.  Je suis avec mes semblables. Des gens passionnés et passionnants, réunis pour une même cause: un amour pour la pédagogie et l’avancement de la technologie au sein de nos écoles, pour le bonheur et les besoins de nos élèves.

Quelle puissance et quelle énergie s’y dégagent!  Je suis en train de refaire le plein et c’est pas encore commencé!

Roberto Gauvin (@gauviroo), le directeur du centre d’apprentissage du Haut-Madawasca (@CAHM), un homme solide, attentionné, bien ancré, est le maître d’oeuvre de cet événement sans pareil.  L’intelligence de son écoute des autres, son habileté à mobiliser les gens qui l’entourent, son sens de l’observation lui permettant de connaître sa communauté comme le fond de sa poche, ne sont que quelques-uns des atouts lui permettant de pratiquement soulever des montagnes.  Vous n’avez pas vu son école. Moi oui!

D’abord, j’ai circulé et pu entrer dans toutes les classes de la maternelle à la 8e année. J’ai questionné des élèves et des enseignants. J’ai vu des apprenants concentrés sur des projets divers, certains étaient vraiment épatants: du montage de circuits électriques,  la création de leur propre école sur Minecraft, l’exploitation pédagogique d’un drone,  la couture,  la collaboration, des élèves qui font des projets d’envergure et en préparent des conférences TEDx, de la radio étudiante, des studios d’enregistrement de films et de musique. J’ai fait rugir des plantes et jouer du piano-bananes, reliées à un module (Makey-Makey) connecté à l’ordinateur et au logiciel Scratch. J’ai vu des lunettes Oculus Rift, rien de moins!  Au-delà de tous ces projets fantastiques,  j’ai senti des élèves articulés, brillants, collaborateurs, qui sont engagés et comprennent le monde autrement que dans des cahiers. Des jeunes fabuleux et généreux, qui développent des compétences pour pratiquer des métiers qui n’existent peut-être même pas encore.

Le forum des pratiques gagnantes m’a fait découvrir une panoplie de projets novateurs et gagnants pour la  des élèves. Les enseignants qui présentaient ces projets étaient heureux de parler de leurs idées et généreux de les partager sans réserve. Coup de coeur au #Défialphabet de Brigitte Léonard, auquel j’ai eu la chance de collaborer avec 32 classes de partout dans la francophonie. Un immense bravo à Émilie Arseneault qui a su contaminer les participants à propos de l’enseignement avec la littérature jeunesse. Un « wow » aux élèves de 4e année qui ont su parler des applications Ipad utilisées dans leur classe.

Au-delà de ces rencontres extraordinaires, j’ai eu la chance d’écouter des conférenciers exceptionnels. Des conférences appuyées sur des recherches universitaires, des conférences plus sérieuses, des conférenciers à la fois drôles mais aussi poignants, m’ont touchée, confortée et aussi heurtée. C’est aussi ça, Clair. Ça stimule, ça porte à réflexion et ça fait grandir. J’ai été captivée par la conférence de Mario Chiasson (@marioch) « Redéfinissons l’apprentissage », ainsi que par la touchante conférence de Lise Galuga (@lisegaluga), « Opération Pachyderme », ne pouvant m’empêcher de verser une larme, en humanisant l’apport des technologies dans nos vies.  J’ai d’ailleurs le goût de faire appel à son offre de mentor!

Et après. On va quitter cette atmosphère festive, ce cocon professionnel. On va retourner dans nos milieux. Certains sont dynamiques et font des pas de géant. D’autres sont fermés et parsemés d’embûches. Il faut alors se recentrer et établir nos priorités. Il faut se sevrer de Clair et se servir de toute cette énergie pour faire avancer les choses sur lesquelles on a du pouvoir. On a du chemin à faire au Québec. C’est parfois décourageant de penser à toutes ces coupures et au peu d’égard du gouvernement envers ses enseignants et ses enfants. Mais ensemble, en demeurant réseautés, en collaborant, en misant sur des pratiques gagnantes, on peut continuer de changer des choses pas à pas et exercer cette profession qu’on aime tant.

J’ai rencontré des gens passionnants à Clair. Mes coups de cœur, pour finir cet article, vont à Nathalie Laroche, Audrey Allard, Émilie Arseneault, Mélanie Houle, Catherine Lapointe, Julie Chandonnet. J’ai eu la chance de côtoyer Jacques Cool, Roberto Gauvin, JY Fréchette, Mario Chiasson, Andrée Marcotte, Nathalie Couzon, Monique Lachance, Manon Richardson, Corinne Gilbert, Audrey Miller, Pierre Gagnon, Mario Asselin, Annick A. Carter, Marcel Lebrun et je suis presque certaine d’en oublier quelques autres…

Je ne peux écrire tout cela sans vous parler de ma  principale source d’inspiration, Brigitte Léonard, mieux connue sous le pseudonyme de Brigitte Prof, sans qui, sans sa générosité, son sens du partage, son goût de la collaboration sans frontière et son perfectionnisme, je n’en serais pas encore là aujourd’hui dans ma carrière. Merci!  Je sais que tu vas lire cet article 😉

Plusieurs collègues de mon entourage se demandent où je puise mon énergie, ma créativité, mon dynamisme, mon originalité. Voilà. En grande partie de mon fil Twitter. Si vous n’êtes pas inscrits sur Twitter, amis pédagogues, allez-y de ce pas! Si vous y êtes déjà et que vous vous y ennuyez, ce n’est PAS normal… Allez suivre toutes ces personnes que je viens de vous nommer précédemment , c’est un minimum. Si vous vous impliquez avec eux, votre vie scolaire va changer pour le mieux, c’est une promesse. Si vous venez à #Clair2016 l’an prochain, je vous laisse imaginez combien ce pourrait être fulgurant…

Vous hésitez encore? Voici un recueil des articles, reportages, causeries, photos et vidéos publiés jusqu’à présent au sujet de #clair2015  Au plaisir de se croiser à #Clair2016 #Clair2017 …

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Catégories : Projets | Étiquettes : | 6 Commentaires

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6 réflexions sur “Au coeur de #Clair2015

  1. Bonjour Karine et merci pour tes bons mots. Au plaisir de t’accueillir l’an prochain… 😉

  2. Tu confirmes que mon implication dans l’organisation de Clair 20XX vaut la peine. C’est pour ça que l’an prochain je donnerai encore un coup de main… Au plaisir de s’y retrouver.

    PAt 🙂 ou @pgiroux

    • C’est toujours intéressant de rencontrer des gens impliqués dans une telle organisation, qui prouvent leurs convictions profondes de changements en éducation. J’espère pouvoir compter sur votre expérience pour l’organisation d’un edcamp au Saguenay.

      • Je connais quelques enseignants qui participeraient. Si c’est à Saguenay, je peux probablement même trouver des locaux… Ça dépend du moment.

  3. Pingback: Clair 2015, un clin d’oeil | Technopédagogie 101

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